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Suites et raisonnement par récurrence : corrigé du contrôle de maths Terminale

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Corrigé du contrôle de maths Terminale : corrigé du contrôle de maths Terminale

Durée conseillée : 45 minutes. Barème sur 20 points. Calculatrice interdite.

1 Arithmétique et géométrique / 3 pts

Barème : a) 1 pt ; b) 1 pt ; c) 1 pt. Calculatrice autorisée.

  1. (1 pt) un = u0 + n r = −4 + 1,5n ; u10 = −4 + 15 = 11.
  2. (1 pt) vn = 200 × 0,9n ; v6 = 200 × 0,531441 = 106,2882 ≈ 106,29.
  3. (1 pt) (un) : raison 1,5 > 0, strictement croissante, tend vers +∞. (vn) : v0 > 0 et 0 < 0,9 < 1, strictement décroissante, tend vers 0.

2 Une récurrence / 4 pts

Barème : a) 0,5 pt ; b) 2,5 pts ; c) 1 pt.

  1. (0,5 pt) u1 = 3 + 0 + 3 = 6 ; u2 = 6 + 2 + 3 = 11 ; u3 = 11 + 4 + 3 = 18.
  2. (2,5 pts) Initialisation (0,5) : (0 + 1)² + 2 = 3 = u0. Hérédité (1,5) : supposons un = (n + 1)² + 2. Alors un+1 = (n + 1)² + 2 + 2n + 3 = n² + 2n + 1 + 2n + 5 = n² + 4n + 6 = (n + 2)² + 2. C’est la formule au rang n + 1. Conclusion (0,5) : un = (n + 1)² + 2 pour tout n.
  3. (1 pt) un+1 − un = 2n + 3 > 0 pour tout n : strictement croissante. Comme (n + 1)² → +∞, (un) tend vers +∞.

3 Étude complète d’une suite / 4 pts

Barème : a) 0,5 pt ; b) 1,5 pt ; c) 1 pt ; d) 1 pt. Calculatrice autorisée.

  1. (0,5 pt) u1 = √3 ≈ 1,732 ; u2 = √(2√3 + 3) ≈ 2,543.
  2. (1,5 pt) Initialisation : 0 ≤ u0 = 0 < 3. Hérédité : supposons 0 ≤ un < 3. Alors 3 ≤ 2un + 3 < 9 et, la racine étant croissante, √3 ≤ un+1 < 3, donc 0 ≤ un+1 < 3. Conclusion : vrai pour tout n.
  3. (1 pt) un+1 − un = (un+1² − un²) ÷ (un+1 + un) = (2un + 3 − un²) ÷ (√(2un + 3) + un), et 2un + 3 − un² = (3 − un)(1 + un). Comme 0 ≤ un < 3, le numérateur est > 0 et le dénominateur aussi : un+1 > un, la suite est strictement croissante.
  4. (1 pt) Croissante et majorée par 3, (un) converge d’après le théorème de convergence monotone. De ℓ = √(2ℓ + 3) on tire ℓ² = 2ℓ + 3, soit ℓ² − 2ℓ − 3 = (ℓ − 3)(ℓ + 1) = 0. Comme ℓ ≥ 0, ℓ = 3.

4 Majorée, minorée, croissante / 3 pts

Barème : a) 0,5 pt ; b) 1 pt ; c) 0,75 pt ; d) 0,75 pt.

  1. (0,5 pt) 3 − 1n+1 = 3(n+1) − 1n+1 = 3n+2n+1 = wn.
  2. (1 pt) n + 1 ≥ 1, donc 0 < 1n+1 ≤ 1, d’où 3 − 1 ≤ wn < 3 : 2 ≤ wn < 3. (w0 = 2.)
  3. (0,75 pt) wn+1 − wn = 1n+1 − 1n+2 = 1(n+1)(n+2) > 0.
  4. (0,75 pt) La suite est croissante et majorée par 3 : elle converge (théorème de convergence monotone). Comme 1n+1 devient aussi petit qu’on veut, wn se rapproche de 3 : la limite est 3 (le majorant 3 est ici atteint comme limite, ce qui n’est pas automatique).

5 Un placement et un programme / 3 pts

Barème : a) 0,5 pt ; b) 1 pt ; c) 1 pt ; d) 0,5 pt. Calculatrice autorisée.

  1. (0,5 pt) vn+1 = 1,03vn, v0 = 5 000 : vn = 5 000 × 1,03n.
  2. (1 pt)
    def duree():
        v = 5000
        n = 0
        while v <= 8000:
            v = 1.03 * v
            n = n + 1
        return n
  3. (1 pt) La fonction renvoie 16. v15 = 5 000 × 1,0315 ≈ 7 789,84 € ≤ 8 000 et v16 ≈ 8 023,54 € > 8 000.
  4. (0,5 pt) La raison 1,03 est supérieure à 1 : 1,03n → +∞, donc vn dépasse tout seuil à partir d’un certain rang et la condition « v ≤ 8000 » finit par être fausse.

6 Bernoulli et limites / 3 pts

Barème : a) 1,5 pt ; b) 0,75 pt ; c) 0,75 pt.

  1. (1,5 pt) Initialisation : 1,50 = 1 ≥ 1 + 0. Hérédité : supposons 1,5n ≥ 1 + 0,5n. Alors 1,5n+1 = 1,5 × 1,5n ≥ 1,5(1 + 0,5n) = 1,5 + 0,75n ≥ 1,5 + 0,5n = 1 + 0,5(n + 1), car 0,75n ≥ 0,5n pour n ≥ 0. Conclusion : l’inégalité est vraie pour tout n.
  2. (0,75 pt) Pour tout réel A, 1 + 0,5n > A dès que n > 2(A − 1). Donc 1,5n > A à partir de ce rang : 1,5n tend vers +∞.
  3. (0,75 pt) (23)n = 1 ÷ 1,5n, car 1,5 = 32. Comme 1,5n devient arbitrairement grand et positif, son inverse devient arbitrairement proche de 0 : (23)n tend vers 0.