
Corrigé détaillé des exercices du chapitre. Vérifie tes réponses étape par étape et corrige-toi.
1 Simplifier des produits et quotients ★★★
- e3 × e−5 = e3+(−5) = e−2.
- (e2)3 = e2×3 = e6.
- e7 / e4 = e7−4 = e3.
- 1 / e−2 = e−(−2) = e2.
- ex × e2x = e3x.
- (e−x)2 = e−2x, puis e−2x × ex = e−x.
- ex+1 × e1−x = e(x+1)+(1−x) = e2 : l’expression ne dépend pas de x.
2 Vrai ou faux ? (justifie) ★★★
- Vrai : exp(0) = 1 par définition.
- Faux : ea+b = ea × eb. Contre-exemple a = b = 0 : e0 = 1 alors que e0 + e0 = 2.
- Faux : ex > 0 pour tout x.
- Vrai : (ex)2 = ex × ex = ex+x = e2x.
- Faux : exp est strictement croissante sur ℝ, donc aussi sur ]−∞ ; 0].
- Vrai : −3 < −2 et exp est strictement croissante (e−3 ≈ 0,050 et e−2 ≈ 0,135).
- Vrai : c’est la propriété « la courbe est au-dessus de sa tangente en 0 ».
3 Valeurs approchées à la calculatrice ★★★
a) e1,5 ≈ 4,482 ; b) e−0,3 ≈ 0,741 ; c) e2,5 ≈ 12,182 ; d) e−1,2 ≈ 0,301 ; e) e0,1 ≈ 1,105.
Rangement : l’exponentielle est strictement croissante, donc il suffit de ranger les exposants : −1,2 < −0,3 < 0,1 < 1,5 < 2,5. Donc e−1,2 < e−0,3 < e0,1 < e1,5 < e2,5, ce qui est cohérent avec les valeurs.
4 Équations avec des exponentielles ★★★
- e2x = e5 ⇔ 2x = 5 ⇔ x = 2,5. S = {2,5}.
- 1 = e0, donc e3x−1 = e0 ⇔ 3x − 1 = 0 ⇔ x = 13. S = {13}.
- ex² = e4x−3 ⇔ x² = 4x − 3 ⇔ x² − 4x + 3 = 0. Δ = 16 − 12 = 4, donc x = 4−22 = 1 ou x = 4+22 = 3. S = {1 ; 3}. (Vérification : 1² = 4×1 − 3 ✓ ; 3² = 4×3 − 3 = 9 ✓.)
- ex > 0 pour tout x, donc ex = −2 est impossible. S = ∅.
- e = e1, donc e2x+1 = e1 ⇔ 2x + 1 = 1 ⇔ x = 0. S = {0}.
5 Inéquations avec des exponentielles ★★★
- L’exponentielle est strictement croissante : ex < e−2 ⇔ x < −2. S = ]−∞ ; −2[.
- e−x+1 ≥ e3x ⇔ −x + 1 ≥ 3x ⇔ 1 ≥ 4x ⇔ x ≤ 14. S = ]−∞ ; 14].
- 1 = e0 : e2x−3 > e0 ⇔ 2x − 3 > 0 ⇔ x > 1,5. S = ]1,5 ; +∞[.
- ex > 0 donc ex + 1 > 1 > 0 pour tout x. S = ℝ.
6 Dériver des fonctions avec eax+b ★★★
- f ′(x) = 3e3x.
- f ′(x) = −2e−2x+1.
- f ′(x) = 5 × (−0,4) e−0,4x = −2e−0,4x.
- ex/2 = e0,5x, donc f ′(x) = 0,5 ex/2.
- f ′(x) = 4 − 2e2x = 4 − 2e2x.
- f ′(x) = ex + 2x.
7 Étudier un signe ★★★
On utilise e… > 0 : une exponentielle ne change jamais le signe d’un produit.
- (x − 3)ex a le signe de x − 3 : négatif pour x < 3, nul en 3, positif pour x > 3.
- −4e−x : on multiplie un nombre strictement positif par −4, donc strictement négatif pour tout x.
- ex + 1 > 0, donc l’expression a le signe de 2 − x : positive pour x < 2, nulle en 2, négative pour x > 2.
- x² + 1 ≥ 1 > 0 et e−2x > 0 : strictement positif pour tout x.
8 Développer et réduire ★★★
- (ex + 1)(ex − 1) = (ex)² − 1 = e2x − 1.
- (ex + 2)² = (ex)² + 4ex + 4 = e2x + 4ex + 4.
- exe−x + exe2x = e0 + e3x = 1 + e3x.
- (e2x)² = e4x, puis e4x / e3x = ex.
9 Tangentes à des courbes exponentielles ★★★
On applique y = f ′(a)(x − a) + f(a).
- f(0) = 1, f ′(x) = 2e2x, f ′(0) = 2. Tangente : y = 2(x − 0) + 1, soit y = 2x + 1.
- f(1) = e, f ′(1) = e. Tangente : y = e(x − 1) + e = ex − e + e, soit y = ex (elle passe par l’origine).
- f(12) = e0 = 1 ; f ′(x) = 2e2x−1, donc f ′(12) = 2e0 = 2. Tangente : y = 2(x − 12) + 1 = 2x − 1 + 1, soit y = 2x.
10 Retrouver les paramètres sur une courbe ★★★
- f(0) = A e0 = A, et f(0) = 3 d’après le point A : A = 3.
- f(2) = 3e2k = 3/e = 3e−1, donc e2k = e−1 ⇔ 2k = −1 ⇔ k = −0,5. Comme k < 0, f est strictement décroissante : f(x) = 3e−0,5x.
- f ′(x) = 3 × (−0,5)e−0,5x = −1,5e−0,5x, donc f ′(0) = −1,5. Tangente : y = −1,5x + 3.
- f(4) = 3e−2 ≈ 0,406.
11 Étude de f(x) = (x + 1)ex ★★★
- f = uv avec u(x) = x + 1, u ′ = 1, v(x) = ex, v ′ = ex. Donc f ′(x) = ex + (x + 1)ex = (x + 2)ex.
- ex > 0 : f ′(x) a le signe de x + 2, négatif pour x < −2 et positif pour x > −2.
x −∞ −2 +∞ f ′(x) − 0 + f(x) ↘ −e−2 ↗ - Le minimum est f(−2) = (−1)e−2 = −e−2 ≈ −0,135.
- (x + 1)ex = 0 ⇔ x + 1 = 0 (car ex ≠ 0) ⇔ x = −1.
12 Étude de f(x) = (2x − 1)e−x ★★★
- u(x) = 2x − 1, u ′ = 2, v(x) = e−x, v ′(x) = −e−x. f ′(x) = 2e−x − (2x − 1)e−x = (2 − 2x + 1)e−x = (3 − 2x)e−x.
- e−x > 0 : f ′(x) a le signe de 3 − 2x, positif si x < 1,5, négatif si x > 1,5.
x −∞ 1,5 +∞ f ′(x) + 0 − f(x) ↗ 2e−1,5 ↘ - Maximum : f(1,5) = (3 − 1)e−1,5 = 2e−1,5 ≈ 0,446.
- f(x) ≥ 0 ⇔ 2x − 1 ≥ 0 (car e−x > 0) ⇔ x ≥ 0,5. S = [0,5 ; +∞[.
13 Équations à factoriser ★★★
- ex ≠ 0 donc x − 1 = 0. S = {1}.
- e2x − ex = ex(ex − 1) = 0 ⇔ ex = 1 = e0 ⇔ x = 0. S = {0}.
- x ex + ex = (x + 1)ex = 0 ⇔ x = −1. S = {−1}.
- e2x = ex+3 ⇔ 2x = x + 3 ⇔ x = 3. S = {3}.
- ex + 1 > 0 donc le produit est nul ⇔ x − 4 = 0. S = {4}.
14 Démontrer des identités ★★★
- (ex − e−x)² = e2x − 2exe−x + e−2x = e2x − 2 + e−2x. On ajoute 4 : e2x + 2 + e−2x, qui est bien le développement de (ex + e−x)². ✓
- On multiplie le numérateur et le dénominateur de la fraction de droite par ex (non nul) : 1 / (1 + e−x) = ex / (ex + exe−x) = ex / (ex + 1). ✓
- On multiplie par ex le numérateur et le dénominateur de la fraction de droite : (1 − e−x)ex = ex − 1 et (1 + e−x)ex = ex + 1. On obtient (ex − 1) / (ex + 1). ✓
15 Une suite géométrique en disguise ★★★
- un+1 = 3e−0,2(n+1) = 3e−0,2n × e−0,2 = e−0,2 un. La suite est géométrique de raison q = e−0,2 ≈ 0,819 et de premier terme u0 = 3.
- 0 < q < 1 et u0 > 0 : la suite est strictement décroissante.
- u5 = 3e−1 ≈ 1,104.
- On teste : u17 = 3e−3,4 ≈ 0,1001 > 0,1 et u18 = 3e−3,6 ≈ 0,0820 < 0,1. Comme la suite est décroissante, le plus petit entier est n = 18.
16 Culture de bactéries ★★★
- N(0) = 500e0 = 500 bactéries.
- N(3) = 500e0,9 ≈ 1230 bactéries.
- N ′(t) = 500 × 0,3 e0,3t = 150e0,3t. N ′(0) = 150 : au départ, la population augmente à la vitesse d’environ 150 bactéries par heure. N ′(t) > 0 : N est croissante.
- N est strictement croissante. N(9) = 500e2,7 ≈ 7440 < 10 000 et N(10) = 500e3 ≈ 10043 > 10 000. Le seuil est dépassé au bout de 10 heures.
17 Désintégration d’un échantillon ★★★
- m(0) = 80 g. Ici k = −0,05 < 0 : décroissance exponentielle (m ′(t) = −4e−0,05t < 0).
- m(10) = 80e−0,5 ≈ 48,52 g.
- m(13) = 80e−0,65 ≈ 41,76 > 40 et m(14) = 80e−0,7 ≈ 39,73 < 40. Comme m est décroissante, le premier entier est 14 jours (la demi-vie est un peu inférieure).
18 Déterminer f(x) = A ekx avec deux conditions ★★★
- f(0) = A e0 = A, donc A = 5. Puis f ′(x) = A k ekx et f ′(0) = A k = 5k = −2, donc k = −0,4. Ainsi f(x) = 5e−0,4x.
- y = f ′(0)(x − 0) + f(0) = −2x + 5.
- f(5) = 5e−2 ≈ 0,677.
19 Conséquences de l’inégalité ex ≥ x + 1 ★★★
- On applique l’inégalité au réel −x : e−x ≥ −x + 1 = 1 − x. ✓
- Si x < 1, alors 1 − x > 0. De e−x ≥ 1 − x > 0, on passe aux inverses (qui renversent l’ordre pour des nombres positifs) : 1 / e ≤ 11−x, c’est-à-dire ex ≤ 11−x. ✓
- Avec x = 1n : e1/n ≥ 1 + 1n > 0. On élève à la puissance n (la fonction t ↦ tn est croissante sur [0 ; +∞[) : (e1/n)n ≥ (1 + 1n)n. Or (e1/n)n = e1 = e. Donc (1 + 1n)n ≤ e. Pour n = 10 : 1,110 ≈ 2,5937 ≤ e ≈ 2,7183. ✓
- Avec x = −1n : e−1/n ≥ 1 − 1n ≥ 0 (car n ≥ 2). En élevant à la puissance n : e−1 ≥ (1 − 1n)n. Pour n = 10 : 0,910 ≈ 0,3487 ≤ e−1 ≈ 0,3679. ✓
20 Les solutions de f ′ = f ★★★
- φ ′(x) = f ′(x)e−x + f(x) × (−e−x) = (f ′(x) − f(x)) e−x = 0 car f ′ = f. Une fonction dérivable de dérivée nulle sur ℝ est constante : φ est constante, égale à φ(0) = f(0)e0 = f(0).
- Donc f(x)e−x = f(0) pour tout x ; en multipliant par ex : f(x) = f(0)ex. Les solutions de f ′ = f sont donc toutes les fonctions x ↦ C ex.
- f(x) = f(0)ex avec f(0) = −2 : f(x) = −2ex.
- g(x) = g(0)ex, donc g(1) = g(0) × e = e², d’où g(0) = e. Ainsi g(x) = e × ex = ex+1. Vérification : g(1) = e2 ✓.
21 Une fonction avec un quotient ★★★
- f = u/v avec u(x) = ex − 2, u ′ = ex, v(x) = ex + 1, v ′ = ex. Alors f ′(x) = [numérateur] / (ex + 1)² avec [numérateur] = ex(ex + 1) − (ex − 2)ex. Numérateur : ex[(ex + 1) − (ex − 2)] = ex × 3. Donc f ′(x) = 3ex / (ex + 1)².
- Pour tout x, 3ex > 0 et (ex + 1)² > 0 : f ′(x) > 0, donc f est strictement croissante sur ℝ.
x −∞ +∞ f ′(x) + f(x) ↗ (f(0) = 1−21+1 = −0,5.)
- 1 − 3 / (e+1) = (e+1−3) / (e+1) = (e−2) / (e+1) = f(x). ✓ (Cette écriture montre aussi que f(x) < 1 pour tout x.)
- f(0) = −12 et f ′(0) = 34. Tangente : y = 34x − 12.
22 Fonction « sinus hyperbolique » ★★★
- f(−x) = (e−e) / 2 = −(e−e) / 2 = −f(x). La fonction est impaire : sa courbe est symétrique par rapport à l’origine.
- f ′(x) = (e+e) / 2 (car la dérivée de e−x est −e−x). C’est une somme de deux nombres strictement positifs : f ′(x) > 0 et f est strictement croissante sur ℝ.
- f(x) = 0 ⇔ ex = e−x ⇔ x = −x ⇔ x = 0. Comme f est strictement croissante et f(0) = 0 : f(x) < 0 pour x < 0 et f(x) > 0 pour x > 0.
- (ex/2 − e−x/2)² = ex − 2 + e−x ≥ 0 (un carré). Donc ex + e−x ≥ 2, avec égalité seulement pour x = 0.
23 Étude de f(x) = (x² + x)e−x ★★★
- u(x) = x² + x, u ′ = 2x + 1, v = e−x, v ′ = −e−x. f ′(x) = (2x + 1)e−x − (x² + x)e−x = (−x² + x + 1)e−x. ✓
- Δ = 1 + 4 = 5 > 0, racines x1 = 1−√52 ≈ −0,618 et x2 = 1+√52 ≈ 1,618. Le trinôme −x² + x + 1 (coefficient de x² négatif) est positif entre les racines et négatif à l’extérieur. Comme e−x > 0, f ′ a le même signe.
- f est décroissante sur ]−∞ ; x1], croissante sur [x1 ; x2], décroissante sur [x2 ; +∞[.
x −∞ x1 x2 +∞ f ′(x) − 0 + 0 − f(x) ↘ −0,438 ↗ 0,840 ↘ Valeurs : f(x1) = (2 − √5)e(√5−1)/2 ≈ −0,438 (minimum local) et f(x2) = (2 + √5)e−(1+√5)/2 ≈ 0,840 (maximum local). (On utilise x² = x + 1 pour les racines, donc x² + x = 2x + 1.)
24 Refroidissement d’une boisson ★★★
- T(0) = 20 + 60 = 80 °C. T(10) = 20 + 60e−1 ≈ 20 + 22,1 ≈ 42,1 °C.
- T ′(t) = 60 × (−0,1)e−0,1t = −6 × e−0,1t < 0 : T est strictement décroissante. À t = 0, T ′(0) = −6 : la boisson perd environ 6 °C par minute au début.
- 60e−0,1t > 0, donc T(t) > 20 : la boisson se rapproche de la température de la pièce sans jamais l’atteindre.
- T(t) < 30 ⇔ 60e−0,1t < 10. T(17) ≈ 30,96 > 30 et T(18) = 20 + 60e−1,8 ≈ 29,92 < 30. La boisson passe sous 30 °C au bout de 18 minutes.
