Corrigé détaillé des exercices du chapitre. Vérifie tes réponses étape par étape et corrige-toi.
1 Limites de référence ★★★
On utilise les limites de référence et les opérations simples.
- limn→+∞ n³ = +∞.
- limn→+∞ n² = +∞ donc limn→+∞ (−n²) = −∞.
- n³ → +∞ donc 1/n³ → 0.
- −2n → −∞ donc 5 − 2n → −∞.
- √n → +∞ donc √n + 10 → +∞.
2 Premier rang qui dépasse un seuil ★★★
- 3n + 2 > 1 000 ⇔ 3n > 998 ⇔ n > 332,67… Le plus petit entier est n = 333. Vérification : u_333 = 1 001 > 1 000 et u_332 = 998 ≤ 1 000.
- 5 − 2n < −100 ⇔ −2n < −105 ⇔ n > 52,5 (on change le sens en divisant par −2). Le plus petit entier est n = 53. Vérification : v_53 = −101 < −100 et v_52 = −99.
3 Lire un nuage de points ★★★
- Les points descendent et se rapprochent de l’ordonnée 1 : (un) semble décroissante et de limite 1.
- limn→+∞ (n + 1) = +∞, donc limn→+∞ 6/(n + 1) = 0 et limn→+∞ un = 1.
- |un − 1| = 6/(n + 1) < 0,5 ⇔ n + 1 > 12 ⇔ n > 11. Donc à partir de n = 12 (u_12 = 1 + 6/13 ≈ 1,46, alors que u_11 = 1,5 ne convient pas).
4 Limite et bande autour de ℓ ★★★
- limn→+∞ 1/n = 0 donc limn→+∞ un = 4.
- |un − 4| = 1/n < 0,001 ⇔ n > 1 000. Le plus petit entier est n = 1 001 (u_1000 = 4,001 : la différence vaut exactement 0,001, pas strictement moins).
5 Opérations simples ★★★
- limn→+∞ 3/n² = 0 donc limn→+∞ un = 5.
- n + 1 → +∞ et n² → +∞, donc par produit limn→+∞ vn = +∞.
- 2 + 1/n → 2 et 3 − 1/n → 3, donc limn→+∞ wn = 2 × 3 = 6.
- n² → +∞ donc limn→+∞ xn = −∞.
6 Suites (q^n) ★★★
- 3/2 > 1 donc +∞.
- 0 < 0,8 < 1 donc 0.
- −1 < −0,5 < 0 donc 0.
- q = −2 ≤ −1 : pas de limite (les termes valent alternativement des nombres positifs et négatifs de plus en plus grands en valeur absolue).
- Comme √2 ≈ 1,414, √2/2 ≈ 0,707 ∈ ]−1 ; 1[ donc 0.
7 Vrai ou faux ★★★
- Faux. un = n + 2(−1)n : u0 = 2 et u1 = 1 − 2 = −1 < u0, donc non croissante, alors qu’elle tend vers +∞ (un ≥ n − 2).
- Vrai. Une suite convergente reste dans un intervalle ]ℓ − 1 ; ℓ + 1[ à partir d’un rang ; il n’y a qu’un nombre fini de termes avant, donc elle est bornée.
- Faux. (−1)n est bornée (entre −1 et 1) mais n’a pas de limite.
- Vrai. C’est le théorème de convergence des suites monotones.
8 Fractions simples ★★★
- un = 2 + 1/n → 2.
- vn = 1 + 1/n² → 1.
- n + 1 → +∞, donc wn → 0.
9 Polynômes et fractions rationnelles ★★★
- un = n²(1 − 5/n) ; 1 − 5/n → 1 et n² → +∞ : +∞.
- Terme dominant −2n³ : vn = n³(−2 + 1/n + 1/n³) avec −2 + … → −2 : −∞.
- wn = (3 + 1/n)/(1 − 4/n²) → 3/1 : 3.
- xn = (n + 1/n)/(1 + 3/n) : numérateur → +∞, dénominateur → 1 : +∞ (degré 2 contre degré 1).
- Degré 1 au numérateur, degré 2 au dénominateur : yn = (4/n + 1/n²)/(1 + 2/n²) → 0/1 : 0.
10 Quantité conjuguée ★★★
- (√(n + 3) − √n)(√(n + 3) + √n) = (n + 3) − n = 3, d’où l’égalité. Le dénominateur tend vers +∞, donc la limite est 0.
- vn = ((n² + n) − n²)/(√(n² + n) + n) = n/(√(n² + n) + n) = 1/(√(1 + 1/n) + 1) (on a divisé par n > 0 en haut et en bas, avec √(n² + n)/n = √(1 + 1/n)). Comme √(1 + 1/n) → 1, limn→+∞ vn = 1/2.
11 Comparaison ★★★
- Comme cos(n) ≥ −1, un ≥ 2n − 3. Or 2n − 3 → +∞, donc limn→+∞ un = +∞.
- Comme sin(n) ≤ 1, vn ≤ −n² + 4. Or −n² + 4 → −∞, donc limn→+∞ vn = −∞.
12 Théorème des gendarmes ★★★
- Comme −1 ≤ (−1)n ≤ 1, on a 2n − 1 ≤ 2n + (−1)n ≤ 2n + 1. On divise par n + 1 > 0, ce qui conserve les inégalités.
- Les deux membres extrêmes sont de la forme (2 − 1/n)/(1 + 1/n) et (2 + 1/n)/(1 + 1/n) : ils tendent vers 2. D’après le théorème des gendarmes, limn→+∞ un = 2.
13 Suites géométriques ★★★
- 0 < 0,6 < 1 donc limn→+∞ un = 0.
- 2n → +∞ donc 3 × 2n − 1 → +∞.
- (1/2)n → 0 donc limn→+∞ wn = 4.
14 Somme de termes géométriques ★★★
- Raison q = 1/2 : Sn = (1 − (1/2)n+1)/(1 − 1/2) = 2(1 − (1/2)n+1) = 2 − (1/2)n. Comme (1/2)n → 0, limn→+∞ Sn = 2.
- Raison q = 3 : Tn = (3n+1 − 1)/2. Comme 3n+1 → +∞, limn→+∞ Tn = +∞.
15 Seuil avec Python (suite géométrique) ★★★
- 0 < 0,9 < 1 donc limn→+∞ un = 0.
- Il faut continuer tant que u est supérieur ou égal à 5 :
n = 0 u = 200 while u >= 5: u = 0.9 * u n = n + 1 print(n) - Le programme affiche 36 : 200 × 0,936 ≈ 4.51 < 5 alors que 200 × 0,935 ≈ 5.01 ≥ 5.
16 Suite arithmético-géométrique ★★★
- vn+1 = un+1 − 6 = 0,5un + 3 − 6 = 0,5un − 3 = 0,5(un − 6) = 0,5 vn. Donc (vn) est géométrique de raison 0,5 et de premier terme v0 = 2 − 6 = −4.
- vn = −4 × 0,5n, donc un = 6 − 4 × 0,5n.
- 0 < 0,5 < 1 donc 0,5n → 0, et limn→+∞ un = 6.
17 Quotient de deux suites exponentielles ★★★
un = ((2/3)n − 1)/((2/3)n + 1). Comme 0 < 2/3 < 1, (2/3)n → 0. Donc le numérateur tend vers −1, le dénominateur vers 1 : limn→+∞ un = −1.
18 Suite récurrente et racine ★★★
- Initialisation : u0 = 0 ∈ [0 ; 2]. Hérédité : si 0 ≤ un ≤ 2, alors 2 ≤ un + 2 ≤ 4 et, la racine étant croissante, √2 ≤ un+1 ≤ 2. Donc 0 ≤ un+1 ≤ 2.
- un+1 − un = (un + 2 − u_n²)/(√(un + 2) + un) (quantité conjuguée) = (2 − un)(1 + un)/(√(un + 2) + un). Avec 0 ≤ un ≤ 2, le numérateur est ≥ 0 et le dénominateur > 0. Donc un+1 ≥ un.
- Croissante et majorée par 2 : (un) converge vers ℓ. Par passage à la limite, ℓ = √(ℓ + 2), donc ℓ² − ℓ − 2 = 0, soit (ℓ − 2)(ℓ + 1) = 0. Comme ℓ ≥ 0, ℓ = 2.
19 Approximation de √2 (Héron) ★★★
- u1 = (2 + 1)/2 = 3/2 ; u2 = (3/2 + 4/3)/2 = (17/6)/2 = 17/12.
- un > 0 par récurrence (somme de deux positifs divisée par 2). Ensuite un+1² − 2 = (u_n² + 4 + 4/u_n²)/4 − 2 = (u_n² − 4 + 4/u_n²)/4 = (u_n² − 2)²/(4u_n²) ≥ 0. Donc un+1² ≥ 2 et un+1 ≥ √2 pour tout n ≥ 0, c’est-à-dire un ≥ √2 pour n ≥ 1.
- un+1 − un = (2/un − un)/2 = (2 − u_n²)/(2un) ≤ 0 si un ≥ √2, donc (un) décroît à partir du rang 1. Décroissante et minorée par √2, elle converge vers ℓ ≥ √2 ; comme ℓ = (ℓ + 2/ℓ)/2, ℓ² = 2 et ℓ = √2.
20 Épargne et seuil ★★★
- C1 = 1,04 × 5 000 + 400 = 5 600 €.
- Dn+1 = 1,04Cn + 400 + 10 000 = 1,04Cn + 10 400 = 1,04(Cn + 10 000) = 1,04 Dn. Donc (Dn) est géométrique de raison 1,04, avec D0 = 15 000. Dn = 15 000 × 1,04n et Cn = 15 000 × 1,04n − 10 000.
- 1,04 > 1 donc 1,04n → +∞ et limn→+∞ Cn = +∞.
- On cherche 15 000 × 1,04n − 10 000 > 20 000 ⇔ 1,04n > 2. La calculatrice (ou le programme Python avec while) donne C_17 ≈ 19219 € et C_18 ≈ 20387 €. Le capital dépasse 20 000 € à partir de la 18ᵉ année.
21 Concentration et seuil ★★★
- u1 = 0,9 × 50 + 4 = 49 mg/L.
- vn+1 = 0,9un + 4 − 40 = 0,9un − 36 = 0,9(un − 40) = 0,9 vn ; v0 = 10. Donc vn = 10 × 0,9n et un = 40 + 10 × 0,9n.
- 0,9n → 0 donc limn→+∞ un = 40 mg/L.
-
n = 0 u = 50 while u >= 41: u = 0.9 * u + 4 n = n + 1 print(n)Le programme affiche 22 : 40 + 10 × 0,922 ≈ 40.985 < 41 alors que u_21 ≈ 41.094.
22 Bernoulli et divergence ★★★
- Initialisation : n = 0 donne 1 ≥ 1. Hérédité : si (1 + a)n ≥ 1 + na, en multipliant par 1 + a > 0 : (1 + a)n+1 ≥ 1 + (n + 1)a + na² ≥ 1 + (n + 1)a. La propriété est héréditaire, donc vraie pour tout n.
- Avec a = 0,02 : 1,02n ≥ 1 + 0,02n, et 1 + 0,02n → +∞. Par comparaison, limn→+∞ 1,02n = +∞.
- 1 + 0,02n > 1 000 ⇔ n > 49 950. Donc pour n ≥ 49 951, 1,02n ≥ 1 + 0,02n > 1 000 (le vrai rang est bien plus petit, mais l’inégalité suffit à prouver l’existence d’un rang).
23 Formes indéterminées délicates ★★★
- un = (n − 3)/(1/n − 2) après division par n : le numérateur tend vers +∞, le dénominateur vers −2. Donc limn→+∞ un = −∞.
- vn = n(1 − 3/√n) ; 1 − 3/√n → 1 et n → +∞, donc limn→+∞ vn = +∞.
24 Somme de racines ★★★
- Pour tout k ≤ n, √k ≤ √n donc 1/√k ≥ 1/√n. En additionnant les n inégalités : Sn ≥ n × 1/√n = √n.
- √n → +∞ ; par comparaison, limn→+∞ Sn = +∞.
