
Corrigé détaillé des exercices du chapitre. Vérifie tes réponses étape par étape et corrige-toi.
1 Lecture d’une courbe avec un saut ★★★
- g(1) = 3 (point plein).
- À gauche, la courbe approche le point (1 ; 2) : limx→1, x<1 g(x) = 2. À droite, elle part du point (1 ; 3) : limx→1, x>1 g(x) = 3.
- Les limites à gauche (2) et à droite (3) sont différentes : g n’a pas de limite en 1, donc g n’est pas continue en 1 (saut de hauteur 1).
- g est continue sur [−2 ; 1[ (droite d’équation y = x + 1) et sur [1 ; 4] (droite y = −x + 4).
2 Vrai ou faux ? ★★★
- Vrai : propriété du cours (dérivable ⇒ continue).
- Faux : x ↦ |x| est continue en 0 mais non dérivable en 0.
- Faux : la partie entière vaut 0 sur [0 ; 1[ et 1 en 1 : elle saute en 1 (et en 2 : ⌊2⌋ = 2, alors qu’elle vaut 1 juste avant).
- Vrai : f est continue sur [−1 ; 3] et 0 est compris entre f(−1) = −2 et f(3) = 5 : TVI.
- Faux : sans la continuité, le TVI ne s’applique pas. Contre-exemple : f(x) = −2 sur [−1 ; 1[ et f(x) = 5 sur [1 ; 3].
- Faux : f(x) = x² − 1 sur [−2 ; 2] vérifie f(−2) = f(2) = 3 > 0 et s’annule en −1 et 1. Le signe aux bornes ne dit rien quand il est identique.
3 Justifier une continuité ★★★
- f est un polynôme, donc continue sur ℝ.
- g est une fonction rationnelle ; son dénominateur x − 3 ne s’annule pas sur ]3 ; +∞[. Donc g est continue sur ]3 ; +∞[.
- x ↦ x − 2 est continue (polynôme) et à valeurs dans [0 ; +∞[ lorsque x ≥ 2, où la racine carrée est continue. Par composition, h est continue sur [2 ; +∞[.
- exp est continue sur ℝ, x ↦ x² + 1 aussi (polynôme) ; leur produit k est continu sur ℝ.
- La valeur absolue et le cosinus sont continues sur ℝ ; leur somme m aussi.
4 Raccord de deux formules ★★★
- f(2) = 3 × 2 − 1 = 5. Limite à gauche : 5 (polynôme). Limite à droite : limx→2, x>2 (x² + 1) = 5. Les trois valeurs sont égales : f est continue en 2.
- g(2) = 5 et la limite à gauche est 5, mais limx→2, x>2 (x² + 2) = 6 ≠ 5. g n’est pas continue en 2 (saut de 1).
5 Première équation avec le corollaire ★★★
- f est un polynôme : continue sur [2 ; 3]. f ′(x) = 2x > 0 sur [2 ; 3] : f est strictement croissante. f(2) = −1 et f(3) = 4 : 0 est compris entre f(2) et f(3). D’après le corollaire du TVI, f(x) = 0 admet une unique solution α dans [2 ; 3], c’est-à-dire x² = 5.
- f(2,2) = 4,84 − 5 = −0,16 < 0 et f(2,3) = 5,29 − 5 = 0,29 > 0, donc 2,2 < α < 2,3 (on sait que α = √5 ≈ 2,236).
6 Lire un tableau de variations ★★★
Sur chaque intervalle où f est continue et strictement monotone, on cherche si k est entre les valeurs aux bornes (corollaire du TVI). Les images sont : [−3 ; 0] → de −2 à 4 ; [0 ; 3] → de 4 à −1 ; [3 ; 5] → de −1 à 2.
- k = 0 : 0 ∈ [−2 ; 4], 0 ∈ [−1 ; 4], 0 ∈ [−1 ; 2] : 3 solutions.
- k = 3 : dans les deux premiers intervalles, mais 3 > 2 : 2 solutions.
- k = 5 : plus grand que le maximum 4 : aucune solution.
- k = −2 : seulement en x = −3 (extrémité) : 1 solution.
- k = 2 : dans [−2 ; 4] (une fois), dans [−1 ; 4] (une fois) et à l’extrémité x = 5 (f(5) = 2) : 3 solutions.
7 Dichotomie à la main ★★★
| Tour | a | b | m | f(m) | nouvel intervalle |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 1 | 2 | 1,5 | 1,375 > 0 | [1 ; 1,5] |
| 2 | 1 | 1,5 | 1,25 | −0,046 875 < 0 | [1,25 ; 1,5] |
| 3 | 1,25 | 1,5 | 1,375 | 0,599… > 0 | [1,25 ; 1,375] |
Après trois tours, la solution α de x³ = 2 vérifie 1,25 < α < 1,375, amplitude 1 ÷ 2³ = 0,125. (En réalité α = ∛2 ≈ 1,26.)
8 Une équation sur ℝ ★★★
- f ′(x) = 3x² + 3 > 0 pour tout réel x : f est strictement croissante sur ℝ. De plus limx→−∞ f(x) = −∞ et limx→+∞ f(x) = +∞.
- f est continue (polynôme) et strictement croissante sur ℝ, et 0 appartient à ]−∞ ; +∞[ : d’après le corollaire du TVI, f(x) = 0 admet une unique solution α dans ℝ. (Comme f(1) = −1 < 0 < f(2) = 9, α ∈ ]1 ; 2[.)
- f(1,1) = 1,331 + 3,3 − 5 = −0,369 < 0 et f(1,2) = 1,728 + 3,6 − 5 = 0,328 > 0, donc 1,1 < α < 1,2.
9 Un paramètre à déterminer ★★★
Sur ]−∞ ; 3[ et sur ]3 ; +∞[, f est continue (polynômes). Seul le point 3 pose question. On a f(3) = 9 − 4 = 5, limx→3, x>3 f(x) = 5, et limx→3, x<3 f(x) = 6 + a. La continuité en 3 équivaut à 6 + a = 5, donc a = −1.
10 Continue mais pas dérivable ★★★
- f(x) = x − 2 si x ≥ 2 et f(x) = 2 − x si x < 2.
- f(2) = 0 ; limx→2, x>2 (x − 2) = 0 et limx→2, x<2 (2 − x) = 0 : f est continue en 2.
- Pour h > 0 : hh = 1. Pour h < 0 : −hh = −1. Les limites à droite et à gauche (1 et −1) sont différentes : f n’est pas dérivable en 2, bien qu’elle y soit continue.
11 Limite d’une suite récurrente ★★★
- Initialisation : u0 = 1 ∈ [0 ; 4[. Hérédité : si 0 ≤ un < 4, alors 4 ≤ 3un + 4 < 16, donc 2 ≤ un+1 < 4 : la propriété est vraie au rang n + 1.
- un+1 > un ⇔ 3un + 4 > un² (les deux membres sont positifs) ⇔ un² − 3un − 4 < 0 ⇔ (un − 4)(un + 1) < 0, vrai car −1 < un < 4. La suite est croissante.
- Croissante et majorée par 4 : (un) converge vers ℓ ∈ [1 ; 4]. La fonction x ↦ √(3x + 4) est continue sur [−4/3 ; +∞[, donc ℓ = √(3ℓ + 4), soit ℓ² − 3ℓ − 4 = 0, soit (ℓ − 4)(ℓ + 1) = 0. Comme ℓ ≥ 1, ℓ = 4.
12 Une équation avec l’exponentielle ★★★
- f est dérivable sur ℝ et f ′(x) = ex + 1 > 0 : f strictement croissante.
- En −∞ : ex → 0 et x → −∞, donc f(x) → −∞. En +∞ : ex → +∞ et x → +∞, donc f(x) → +∞.
- f est continue et strictement croissante sur ℝ, et son ensemble de valeurs est ]−∞ ; +∞[ qui contient 0 : unique solution α. f(0,4) = e0,4 + 0,4 − 2 ≈ −0,108 < 0 et f(0,5) = e0,5 + 0,5 − 2 ≈ 0,149 > 0 : 0,4 < α < 0,5.
13 Un point fixe ★★★
- g(0) = f(0) − 0 = f(0) ≥ 0 car f(0) ∈ [0 ; 1] ; g(1) = f(1) − 1 ≤ 0 car f(1) ≤ 1.
- g est continue sur [0 ; 1] comme différence de fonctions continues, et 0 est compris entre g(1) ≤ 0 et g(0) ≥ 0. D’après le TVI, il existe c dans [0 ; 1] tel que g(c) = 0, c’est-à-dire f(c) = c.
- Avec f = cos (continue, à valeurs dans [0 ; 1] sur [0 ; 1]), la question précédente donne une solution de cos x = x. g(x) = cos x − x vérifie g(0,7) ≈ 0,065 > 0 et g(0,8) ≈ −0,103 < 0 : 0,7 < c < 0,8 (g ′(x) = −sin x − 1 < 0 sur [0 ; 1], donc la solution est même unique).
14 Compléter un programme ★★★
- f est continue et strictement croissante sur [2 ; 3] (f ′(x) = 2x > 0), f(2) = −3 < 0 < f(3) = 2 : solution unique, et c’est √7 car √7 ≥ 0 vérifie (√7)² = 7.
- Déroulement : [2 ; 3] → m = 2,5 (f < 0) → [2,5 ; 3] → m = 2,75 (f > 0) → [2,5 ; 2,75] → m = 2,625 (f < 0) → [2,625 ; 2,75] → m = 2,6875 (f > 0) → [2,625 ; 2,6875] → m = 2,65625 (f > 0) → [2,625 ; 2,65625] → m = 2,640625 (f < 0) → [2,640625 ; 2,65625] → m = 2,6484375 (f > 0) → [2,640625 ; 2,6484375]. Le programme affiche (2.640625, 2.6484375).
- L’amplitude finale est 1 ÷ 27 ≈ 0,0078 < 0,01 alors qu’après 6 tours elle valait 1 ÷ 64 ≈ 0,0156 > 0,01 : 7 tours. On vérifie : √7 ≈ 2,6458 est bien dans l’intervalle.
15 Combien de solutions selon m ? ★★★
- f ′(x) = 3x² − 3 = 3(x − 1)(x + 1). f est strictement croissante sur ]−∞ ; −1], strictement décroissante sur [−1 ; 1], strictement croissante sur [1 ; +∞[. f(−1) = −1 + 3 = 2 et f(1) = 1 − 3 = −2. Limites : limx→−∞ f(x) = −∞ et limx→+∞ f(x) = +∞ (le terme x³ l’emporte).
- f est continue ; on applique le corollaire sur chaque intervalle de monotonie : ]−∞ ; −1] → image ]−∞ ; 2] ; [−1 ; 1] → image [−2 ; 2] ; [1 ; +∞[ → image [−2 ; +∞[.
- m > 2 : seul le troisième intervalle convient : 1 solution.
- m = 2 : une solution en x = −1 et une dans [1 ; +∞[ (x = 2, car 8 − 6 = 2) : 2 solutions (le point x = −1 est commun à deux intervalles, il est compté une fois).
- −2 < m < 2 : une solution dans chacun des trois intervalles : 3 solutions.
- m = −2 : une solution en x = 1 et une dans ]−∞ ; −1] (x = −2) : 2 solutions.
- m < −2 : seul le premier intervalle convient : 1 solution.
16 Trois racines exactement ★★★
- f ′(x) = 3x² − 3 : f croissante sur ]−∞ ; −1], décroissante sur [−1 ; 1], croissante sur [1 ; +∞[.
- f(−2) = −8 + 6 + 1 = −1 ; f(−1) = −1 + 3 + 1 = 3 ; f(1) = 1 − 3 + 1 = −1 ; f(2) = 8 − 6 + 1 = 3.
- Sur [−2 ; −1] : f est continue, strictement croissante, f(−2) = −1 < 0 < 3 = f(−1) : une unique solution x1 ∈ ]−2 ; −1[. Sur [−1 ; 1] : continue, strictement décroissante, de 3 à −1 : une unique solution x2 ∈ ]−1 ; 1[. Sur [1 ; 2] : continue, strictement croissante, de −1 à 3 : une unique solution x3 ∈ ]1 ; 2[. Sur ]−∞ ; −2[, f(x) < f(−2) < 0 (croissance) et sur ]2 ; +∞[, f(x) > f(2) > 0 : aucune autre solution. Un polynôme de degré 3 a au plus trois racines : il y en a exactement trois.
- f(1,5) = 3,375 − 4,5 + 1 = −0,125 < 0 et f(1,6) = 4,096 − 4,8 + 1 = 0,296 > 0 : 1,5 < x3 < 1,6.
17 La boîte de rangement ★★★
- V(x) = x(900 − 120x + 4x²) = 4x³ − 120x² + 900x, donc V ′(x) = 12x² − 240x + 900 = (30 − 2x)(30 − 6x) (développe pour vérifier : 900 − 180x − 60x + 12x² ✓). V ′ s’annule en x = 5 et x = 15. Sur [0 ; 5], V ′ > 0 ; sur [5 ; 15], V ′ < 0. V(0) = 0, V(5) = 5 × 20² = 2 000, V(15) = 0.
- V est continue (polynôme). Sur [0 ; 5], strictement croissante de 0 à 2 000 : 1 000 est atteint une seule fois. Sur [5 ; 15], strictement décroissante de 2 000 à 0 : 1 000 est atteint une seule fois. Au total, deux solutions α ∈ ]0 ; 5[ et β ∈ ]5 ; 15[.
- V(10) = 10 × 10² = 1 000 : β = 10 (exactement). Pour α : V(1,3) = 1,3 × 27,4² ≈ 976,0 < 1 000 et V(1,4) = 1,4 × 27,2² ≈ 1 035,8 > 1 000 : 1,3 < α < 1,4. Phrase réponse : avec un petit carré de 10 cm (ou d’environ 1,3 cm), on obtient une boîte de 1 litre.
18 Limite de un+1 = 1/(1 + un) ★★★
- u0 = 1 > 0 et, si un ≥ 0, alors 1 + un ≥ 1 > 0 donc un+1 > 0 : par récurrence, tous les termes sont positifs. Un passage à la limite dans une inégalité large donne ℓ ≥ 0.
- f est une fonction rationnelle dont le dénominateur 1 + x ne s’annule pas sur [0 ; +∞[ : elle est continue. Comme ℓ ∈ [0 ; +∞[, f est continue en ℓ et ℓ = f(ℓ).
- ℓ = 11+ℓ ⇔ ℓ(1 + ℓ) = 1 ⇔ ℓ² + ℓ − 1 = 0. Discriminant Δ = 1 + 4 = 5, racines −1−√52 < 0 et −1+√52 > 0. Comme ℓ ≥ 0, ℓ = √5−12 ≈ 0,618 (le nombre d’or moins 1).
19 Quand le TVI ne marche pas ★★★
- f(−1) = −1 et f(1) = 1, mais f n’est pas définie en 0 donc pas continue sur [−1 ; 1] : le TVI ne s’applique pas. Et en effet 1/x ≠ 0 pour tout x ≠ 0 : aucune solution.
- Sur [0 ; 1[, ⌊x⌋ = 0 donc f(x) = x − 0,5, qui s’annule en x = 0,5. Mais f n’est pas continue sur [0 ; 1] (saut en 1 : f(1) = 1 − 1 − 0,5 = −0,5, alors que f(x) → 0,5 quand x → 1⁻). Les valeurs aux bornes, f(0) = −0,5 et f(1) = −0,5, sont de même signe : le TVI ne conclut pas ; pourtant une solution existe (x = 0,5). Le TVI donne une condition suffisante, non nécessaire.
- f(−2) = f(2) = 3 > 0 : on ne peut pas appliquer le cas k = 0 (pas de changement de signe). L’équation a pourtant deux solutions, −1 et 1 : f(a) et f(b) de même signe ne prouvent rien.
20 Fonction par morceaux strictement croissante ★★★
- Sur ]−∞ ; 1[ et sur ]1 ; +∞[, f est continue (polynômes). En 1 : f(1) = 3, limx→1, x<1 f(x) = 3 et limx→1, x>1 (x² + 2) = 3 : f est continue en 1, donc sur ℝ.
- Sur ]−∞ ; 1], 2x + 1 est strictement croissante. Sur [1 ; +∞[, x² + 2 est strictement croissante (x ≥ 1 > 0). Les deux morceaux se rejoignent en f(1) = 3 : si x < 1 ≤ y, alors f(x) < 3 ≤ f(y). Donc f est strictement croissante sur ℝ.
- f est continue et strictement croissante sur ℝ ; ses limites sont −∞ et +∞ : chaque équation f(x) = k a une unique solution. Pour k = 2,5 < 3 : x ≤ 1 et 2x + 1 = 2,5 donne x = 0,75. Pour k = 7 > 3 : x > 1 et x² + 2 = 7 donne x² = 5, x = √5 ≈ 2,236 (la solution positive).
21 Combien de tours de dichotomie ? ★★★
- À chaque tour on divise l’amplitude par 2 : après n tours, elle vaut 1 ÷ 2n.
- On cherche le plus petit n tel que 2n > 106. Or 219 = 524 288 < 1 000 000 et 220 = 1 048 576 > 1 000 000 : n = 20.
-
def nb_tours(precision): n = 0 amplitude = 1 while amplitude >= precision: amplitude = amplitude / 2 n = n + 1 return nnb_tours(10**-6) renvoie 20 (au premier tour amplitude 0,5, après 20 tours 2−20 ≈ 9,5 × 10−7 < 10−6).
22 Racine n-ième ★★★
- f est un polynôme : continue. Sur [0 ; +∞[, f ′(x) = n xn−1 ≥ 0, nul seulement en 0 : f est strictement croissante. f(0) = −a < 0 et limx→+∞ f(x) = +∞ : 0 est compris entre −a et +∞. Le corollaire du TVI donne une unique solution positive.
- f(2) = 32 − 40 = −8 < 0 et f(3) = 243 − 40 = 203 > 0, donc la solution est dans ]2 ; 3[. Avec la calculatrice : f(2,09) ≈ −0,12 < 0 et f(2,1) ≈ 0,84 > 0, donc 2,09 < x < 2,10.
